dimanche 2 avril 2006
Les Français déraillent et emmènent la France avec eux...
Par Gvilbert, dimanche 2 avril 2006 à 12:26 :: Réflexions
Par Jean André TSIMARATOS
L’état des lieux de la Maison France est pour le moins préoccupant. Un endettement abyssale, un chômage récurrent, plafonnant depuis une vingtaine d’années aux alentours de 10%, une jeunesse qui, quelque soit la formation qu’elle ait reçue, attend en moyenne 8 ans avant d’avoir un emploi digne de ce nom et dont le taux de chômage atteint 20%, un système éducatif en panne, une paupérisation croissante de la population, des comptes sociaux en déconfiture, une économie essoufflée, des citoyens désemparés et une classe politique décrédibilisée, obnubilée par les seules (d)échéances électorales, tétanisée lorsqu’il s’agit d’agir dans l’intérêt général.
Que ferait une famille se trouvant dans cette situation ? Elle se serrerait la ceinture, restreindrait ses dépenses de confort et de loisirs, se logerait à moindre prix.
Elle adopterait un plan d’assainissement de ses finances. Ce que tout français comprendrait et appliquerait dans le cadre familial, il lui est impossible de le concevoir et de l’accepter lorsque l’Etat tente de l’appliquer à lui-même. Ainsi, dans ce pays éminemment unitaire et centralisé, le citoyen considère l’Etat comme une structure indépendante, qui trouve ses ressources et fonctionne en toute autonomie. De ce fait, il ne comprend pas que les efforts de l’Etat pour remédier à la situation économique et sociale puissent avoir un effet sur lui !