• instaurer un crédit d'impôt conseil au profit des créateurs d'entreprises innovantes pour renforcer leur compétence dans le management,
  • encourager les PME à déposer des brevets,
  • mettre à leur disposition « un agent de liaison » avec les administrations,
  • procéder à un audit de la réglementation pour « apurer les textes législatifs et éliminer les éléments obsolètes »,
  • créer dans chaque Région un guichet unique pour les PME,
  • créer un vivier de compétences,
  • susciter des projets communs
  • recourir à de vrais experts à l'export.

Tout ceci a le mérite de prouver que l'Institut maîtrise son environnement, ce qui représente la première étape nécessaire à une action cohérente. Mais maintenant depuis combien d'années ces rapports et études s'entassent sur les bureaux des différents "cabinets" ministériels ou autres sans trouver un écho concret sur le terrain?

Les trois dernières "idées" sont à mon sens les seules vraies priorités et de nombreuses initiatives animées par la société civile ou privée ont déjà vu le jour sur ces aspects...

Plutôt que de créer toujours et encore de nouveaux plans opérationnels (qui le sont d'ailleurs plus ou moins), enrichissont l'existant. Il suffit de pratiquer quelques heures de recherche sur Internet pour trouver de nombreux outils à notre service. Le souci est qu'il ne sont pas faciles d'accès, bien sûr ils sont gratuits mais le problème est ailleurs.

Connaissez-vous la journée d'un chef d'entreprise? Savez-vous le rythme effréné de sa "journée normale"?

Le seul vrai problème ne réside pas dans le bien fondé ou non de telle ou telle action, dans la bonne ou mauvaise qualité des services administratif, dans la nécessité ou non de faciliter l'accès à des structures d'aides multilatérales. La réalité est que le chef d'entreprise aujourd'hui n'est un créateur de dynamique. Il est avant un gestionnaire de tableau de bord, un financier de premier niveau, un recruteur de premier plan, un fiscaliste abusé...

Le véritable enjeu est de faire en sorte que l'environnement du chef d'entreprise soit propice au développement de son affaire.

  • Assurons la promotion du commerce comme levier de performance et non comme tabou passéiste,
  • ne voyons pas les affaires comme un aboutissement d'un processus douteux où seul le patron s'en mettrait plein les poches
  • allégeons les sollicitations des services administratifs à qui nous pourrions déléguer d'une certaine manière la gestion des affaires fiscales et administratives courantes...(il paraît que nous avons beaucoup de fonctionnaires disponibles..!:)
  • Faisons lui confiance
  • Permettons lui de rêver à son entreprise de demain (il pourra ainsi peut préparer le passage à une taille critique tant convoitée)
  • Favorisons sa mise en réseau pour éviter un isolement certain

Nous n'avons pas besoin d'outils, d'aides etc...nous avons besoin de liberté, d'espoir, de projets publics-privés, de confiance. Pour le reste, nous saurons faire...(à propos dans une récente étude ALTARES, il apparaît que seulement 1,2% des entrepreneurs à l'international reconnaissent l'intéret que représente les aides publiques dans leur action...)

Jouons collectif et maintenant, pas dans dix ans sur la Place des Grands Hommes....