Paris, le « centre du monde » des Français, est loin de l’image de parc d’attractions vieillissant à laquelle nous renvoient toutes les analyses du monde moderne. Nous devons donc nous poser la question du rang que nous souhaitons tenir aujourd’hui pour le conserver demain…

Voulons-nous d’un musée de l’histoire occidentale ou souhaitons-nous participer à la marche du monde conduite par des hyper puissances à l’efficacité redoutable ? Voulons nous subir les bras croisés les assauts toujours plus pressants de ces hyper puissances ou voulons jouer dans la « cour des grands » et apporter à ces nouveaux mondes l’enthousiasme intellectuel d’une région qui a participer, plus qu’activement, à la mise en place d’un monde de progrès libre et performant.

Nos régions sont aujourd’hui riches en savoirs techniques, nous avons su passer d’une terre nourricière à l’immensité spatiale comme de la charrue à l’Airbus... Elles ont aussi vécues tous les évolutions des religions : des croisades aux JMJ…De plus, le devoir de mémoire nous rappelle que notre sol est nourri du sang de générations entières venues du monde entier pour défendre la liberté et l’égalité entre les hommes.

Conscient de ses richesses comment pouvons douter de notre capacité à rester dans la course ? Je souhaite que ces lignes soient résolument optimistes pour fuir ce marasme intellectuel et économique qui envahit notre pays guidé par de vieux démons tentant de jouer à des jeux aux règles nouvelles, exigeantes mais terriblement passionnantes pour nos futures générations, à conditions que nous nous les approprions…

Quand les USA effraient par leurs 250 Millions d’armes à feu en circulation ou par l’endettement abyssal engagé pour doper un système économique qui faire tourner la planète terre (ou devrais-je dire la planète pétrole…), quand les USA effraient donc, la Chine angoisse le citoyen européen au moment où, dans les bacs de son magasin favori, il voit son Tee-shirt favori fabriqué à l’autre bout de la planète. Mais que voulons-nous enfin ? Faire le tour de la Terre en quelques heures pour découvrir ses richesses et partager ces émotions avec 6 milliards d’individus ; Payer des biens de consommation toujours moins chers pour se permettre dépenser plus en loisir et autres dépenses personnelles? Il faut se souvenir aussi que ce monde refoulé aujourd’hui est celui construit autour des feux de camps et des sérénades de guitares. Nous devons assumer ces choix et adapter notre pays au monde qu’il a fabriqué de façon délibérée…

Pourquoi renier notre engeance ? Pourquoi toujours accuser le voisin ? Ne manquons de courage à un moment ou nos enfants nous regardent et attende de nous un héritage à la hauteur de celui que nous avons reçu ! Tous : hommes politiques, chefs d’entreprises, salariés avons notre part de responsabilité. Il faut avoir la tête haute et s’adapter. Mon expérience professionnelle m’a amené dans le monde du contrôle aérien, j’y ai appris principalement deux choses : la première : être responsable de ma vie et de celle de ceux qui m’ont confié la leur en me permettant le contrôle de leur appareil ; la seconde : savoir prendre une décision et l’assumer tout en se préparant à en prendre une nouvelle dans le cas où la première se montrerait insuffisante car les éléments environnementaux, régulièrement non maîtrisables, me l’imposeraient.

Nous devons donc prendre la situation actuelle en main et plutôt que de trouver des responsables, trouvons des solutions.

Par exemple, pour ce qui concerne la Chine, pourquoi avoir peur de leur transmettre certains de nos savoir-faire ? Nous aurons nos « chers » biens de consommation toujours au meilleur prix et avec une qualité accrue. De plus, nos entreprises riches de nouvelles capacités d’investissement grâce à des capitaux inespérés pourront développer de nouveaux savoir-faire et rester ainsi leader sur leur marché et en plus en s’ouvrant de fait un marché chinois (ou américain) dans lequel la consommation reste très soutenue.

Les emplois ? Et bien nous avons su passer des champs aux usines, pourquoi ne serions nous pas en mesure de passer d’ouvriers de production à ouvrier de maintenance ou de recherche et développement, pourquoi ne pourrions nous pas développer des compétences plus efficaces en marketing et en commerce ? A moins que ce soit un manque de courage, je ne vois pas de raisons suffisantes pouvant empêcher ces évolutions dans nos métiers…

A la fin du 19ème siècle, un télégraphiste des Postes Françaises a su devenir explorateur reconnu mondialement pour finir sa carrière comme un des grands diplomates français de son temps (comprendre, Auguste Pavie). Alors pourquoi ne serions-nous pas animés de ses mêmes envies de développement, de croissance, de projets, d’avenir tout simplement ?

Alors soyez « collés » à vos idées et vous finirez par observer impuissants et déprimés les touristes chinois, indiens et américains dans nos campagnes verdoyantes. La meilleure solution ne serait-elle pas de se souvenir de nos aînés et prendre notre courage à deux mains sans attendre le secours d’autrui. Nous sommes tous les artisans de notre propre chance.

Geoffroy VILBERT.